Premier prix : "Lilas ou les règles de l'art"

Premier prix du concours de la nouvelle"Plumes d'Azur" 2006 en partenariat avec la ville de Carqueiranne.

15 novembre 2007

Commentaires Emmanuelle Urien Manu Causse

Emmanuelle a obtenu le premier prix du concours de la nouvelle 2006 avec « Lilas, ou les règles de l’art » et n’avait pu se déplacer pour le recevoir. Son premier recueil de nouvelles « La collecte des monstres » a ensuite été publié aux Editions Gallimard, vous y trouverez la nouvelle primée. Elle était invitée avec Manu, auteur (ne le dites à personne, ils sont follement amoureux l’un de l’autre) à la deuxième nuitée littéraire le 23 juillet dernier.

Je vous recommande d’aller faire un tour sur leurs sites en cliquant sur les liens ci-dessous… petits délire, petites confidences,  petits moments de bonheur.

       

http://www.emmanuelle-urien.org

http://manucausse.blogspot.com

Á Emmanuelle et  Manu

Vous pouviez écrire sur la nappe tout ce qui vous passait par la tête, Picasso et bien d' autres l’ont fait avant vous, aujourd'hui ceux qui ont gardé ses dessins - pour les autres leurs notes - hé bien, ils sont riches, …vous auriez aussi pu l’emporter, ou alors, plus sympa, nous la laisser en souvenir. Allez, l’année prochaine nous vous mettrons des draps (si, si, c’est plus grand) 100% lin,  et encre indélébile comme nos souvenirs.

Et puis, si vous n’êtes plus aussi pressés (disons fougueux, 1 an ça compte …) de retrouver votre chambre-avec-terrasse-et-vue-sur-la-mer, nous regarderons ensemble les étoiles s’esquiver, le soleil se lever… en compagnie de bulles.

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Extraits des commentaires

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Quand Manu se réconcilie avec les salons littéraires

…Les salons d'abord : de La Fouillade à La Bastide-de-Sérou et de Pampelonne à Carqueiranne, le "salon du livre" se marie bien avec l'été.
On y trouve en vrac des auteurs qui discutent et boivent, des organisateurs qui courent et sourient, des lecteurs qui prudemment vadrouillent de stand en stand, parfois pour rien, parfois pour un regard furtif, parfois pour une signature...
On y parle, essentiellement. On s'y raconte, on s'y rencontre, on y échange.
Parfois je me dis qu'en nos époques de communication automatisée de masse, le jeu n'en vaut pas la chandelle ; que trois minutes de télé ou une bannière publicitaire sur Internet feraient davantage pour la promotion des auteurs (parfois aussi, je me dis que tous ces livres ne servent à rien, mais c'est une pensée de nicotinodépendant qui se soigne).
Mais il y a autre chose dans les salons. Autre chose comme jouer de la guitare avec
Jean-Yves Mitton et parler avec Sandrine Revel et sa gracieuse coloriste, imaginer un scénario pour le dessinateur Daf (hé bin, c'est quand qu'il me rappelle ?) se faire offrir un tripou dès le matin, rencontrer le créateur de Rahan, et faire un bout de chemin avec Eric Hérenguel... Ça en fait, des liens, tout ça - et encore, il en manque.
Et ça, c'était avant que Princesse ne m'entraîne jusqu'à Carqueiranne...
Mais je n'en peux déjà plus de taper. Je laisse le clavier à Princesse (qui ne veut plus que je l'appelle comme ça, d'ailleurs...)

On va laisser Princesse, sinon ça risque de perturber tes lecteurs, et puis je viens de décider qu'à mon âge, il était temps d'arrêter les caprices, en plus de la cigarette.


Quand Emmanuelle parle de bulles sous les étoiles

Carqueiranne...
Non, d'abord je reviens sur ce que tu dis un peu plus haut. Quand je hausse les épaules. J'ai vraiment fait ça, moi ? Une chose aussi mesquine ? Alors que tu parlais d'absolu ? Non, en vrai, l'absolu, j'y crois. Sauf que j'aime bien l'idée qu'il puisse exister dans nos petites réalités transitoires, et que ça me plaît d'en semer partout, jour après jour si possible, et sans pour autant prétendre que "jamais" ou "toujours" (je sais d'où je viens, et je ne sais pas exactement où je vais). Et je n'arrive pas à penser que l'amour est une maladie.
...évidemment, au vu de ce que je te fais subir de navrants états d'âme et de cœur ces jours-ci, il y a de quoi se poser la question. Mais enfin, ça va aller, tout ça. Moi, toi, et nous deux si l'absolu veut bien de nous pendant quelque temps encore (Dis, M'sieur l'Absolu, tu me ferais pas une petite rallonge?).
N'empêche, côté poumons, ça va mieux. Et ça augure plutôt bien de la suite, vu que, si vous vous souvenez bien, it's all about breathing...

Et alors Carqueiranne, n'oublions pas Carqueiranne.
Petite station balnéaire située entre Toulon et Hyères...
Non, je ne peux tout de même pas le raconter comme ça.

D'abord, on ne dit pas "Carqueiranne" ; on commence plutôt par évoquer Plumes d'Azur, une association littéraire varoise qui, cette année, organisait pour la deuxième fois la Nuitée littéraire : des auteurs sous les étoiles. Soixante-deux pour être précise.

Dont vos serviteurs (mais ne comptez pas sur moi pour le repassage, de ce côté mon programme est déjà chargé), qu'on a cueillis à l'heure du déjeuner à la gare de Toulon, en décapotable s'il vous plaît, et transportés le long de la corniche jusqu'au village, puis déposés à leur hôtel, où ils ont investi leur chambre-avec-terrasse-et-vue-sur-la-mer.

Ils étaient ravis, les auteurs. Ils ont fait l'amour et (je barre, parce que Manu ne voudrait pas que ça se sache, et d'ailleurs si ça se trouve ce n'est pas vrai, mais je trouve que ça ajoutait au romantisme paradisiaque de la situation, il faut bien faire rêver le lecteur) la sieste, nagé dans la vraie mer, celle avec du sel et des galets au fond, bu une bière en terrasse en faisant connaissance avec Ludovic, le caméraman du salon, et puis, comme dit Manu, on a retrouvé les trois drôles de dames : Nicole, Judith et Janine, les adorables organisatrices du salon.

Ensuite, ces deux auteurs ont rejoint les soixante autres sur la place de la ville où le buffet était ouvert et généreux, avant de rejoindre leur table, quelques marches plus bas.

Alors, les tables. Elles méritent une description. Non, parce que, ce n'est pas que j'écume les salons à ce point, mais tout de même, j'en ai fréquentés quelques-uns, et c'était la première fois que je voyais ça.

Outre l'accueil évoqué précédemment, il y avait ces tables.
A première vue, le point noir, c'était la nappe blanche : une grande nappe sans tache (ou alors immaculée), bien repassée (c'est le thème - t'aime du post), 100% coton (j'avoue que je n'ai pas trouvé l'étiquette, mais Madame Suzanne m'a assurée que c'en était, et du beau, de la qualité, pas comme celui qu'on trouve maintenant dans les boutiques où c'est que les Chinois ils travaillent dans la cave). Et alors, me direz-vous, c'est agréable, une belle nappe comme ça, pour mettre en valeur les livres et les mains de l'auteur ?

Oui, je ne dis pas. Mais voilà : on ne peut pas écrire dessus. Or, les deux auteurs en question en avait fait une habitude lors de précédents salons.
Bref, on a sorti les carnets à la place.
Et (je poursuis la description de la table), sur la gauche, des bouteilles, des verres, des bonnes choses à manger.

Chacun des soixante-deux auteurs présents avait de quoi attirer le lecteur, le retenir, tailler le bout de gras (j'exagère, elle n'était pas grasse, la pizza) avec lui et, qui sait, le soûler suffisamment pour qu'il lui achète son stock de livres. Non madame, vous ne verrez pas ça chez tout le monde!
...Tout ça pour dire qu'ils savent recevoir, à Carqueiranne. En plus de ça, nous sommes passés à la télé.
Tous les soixante-deux. Une journaliste est venue nous interviewer et, cadrés par Ludovic, nous avons vu nos têtes d'auteurs défiler sur l'écran géant installé sur la place.
Nous avons discuté avec des gens, qui nous ont acheté nos livres. Ou pas. Mais c'était sympa, d'un bout à l'autre.

Nous avons découvert des écrivains comme Jean-Pierre Thiercelin, auteur de théâtre et comédien, Serge Casoetto, Daniel Thouvenot... et plein d'autres (Manu, tu peux compléter la liste?) !
Belle ambiance sous les étoiles, donc. Vers minuit, quand les visiteurs se sont faits plus rares (malédiction des feux d'artifice!), les jeunes gens en veste blanche et noeud pap noir qui veillaient au réapprovisionnement des tables sont venus apporter le champagne... Des bulles sous les étoiles.

Alors pour tout cela, un grand merci à Plume d'azur, et tout particulièrement aux drôles de dames, qui n'ont pas leur pareil pour l'accueil, et qui savent comme personne refaire le monde à quatre heures du matin sur les terrasses désertes des hôtels. Avec des bulles et des étoiles. On les embrasse, et à très bientôt.

Á bientôt Emmanuelle, à bientôt Manu, merci.

Nicole Fontana-Bouquet



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14 janvier 2007

Au revoir "Lilas"

Vous avez été très nombreux à lire la nouvelle d’Emanuelle Urien qui a obtenu le 1er prix de notre Concours de la Nouvelle

Nous vous en remercions.

Emmanuelle nous avait donné son accord pour que nous publiions son récit quelque temps sur le site, mais …, c’est terminé !

Sa nouvelle sera publiée dans son prochain recueil qui paraîtra au mois de mars aux éditions Gallimard.

Vous en avez eu la primeur, et j’espère que vous serez nombreux à vouloir la connaître un peu plus en achetant son livre.

Vous pouvez la retrouver sur :

www.emmanuelle-urien.org

Précipitez-vous, ça vaut le « clic » sur le lien.

Allier, talent, humour, modestie et beauté en une seule personne est peu fréquent.

Souhaitons beaucoup de succès à son recueil et espérons que nous pourrons faire sa connaissance prochainement.

Ce n’est qu’un au revoir, merci Emmanuelle.

Nicole Fontana-Bouquet

Posté par rom83 à 11:33 - Premier prix - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]